02 janvier, 2013

Des nouvelles de la famille BENDER en Australie



Bonjour Michelle,
Mon nom est Braham Zilberman et je viens de lire votre blog sur la famille Bender.
Je fais aussi partie de la famille Bender. Ma mère est Dora Bender Bender et Mina est ma tante et ils sont à la fois vivant et bien vivant ici ... à Melbourne en Australie. Ma grand-mère était Pawa Sourate Bender, qui était la sœur de Yosef Bender et la fille de Icek et
Zlata Brucha Bender de Lowicz Pologne. Votre blog est incroyable et vous avez évidemment fait beaucoup de recherches sur la famille Bender et Goldstein.
Soit dit en passant, Max (Majer) Bender a survécu à la guerre étant à Auschwitz et Buchenwald et a vécu une vie longue et distinguée à Berlin-Ouest. Il a récemment décédée le 30 Septembre 2011.
Il était âgé de 94 ans. Je joins des photos de sa tombe pour vous. S'il vous plaît noter la date de naissance sur la pierre tombale dit 15 Mars 1922, mais cette affirmation est inexacte. Il est né le
23 Février 1917.
Il serait étonnant si Mina Bender de Paris pourrait être en contact avec Mina et Dora, ses cousins ​​germains de l'Australie.
Au plaisir d'avoir de vos nouvelles bientôt.
Braham Zilberman

 

24 novembre, 2012

Lisez le discours de Katy Hazan



Cérémonie du 12 novembre 2012 à Chambéry

Chambéry est pour l’OSE un symbole, celui de la lutte pour le sauvetage des enfants, du dévouement des membres du bureau de l’OSE qui malgré le danger ont continué à rester sur place et le signal de l’entrée de l’organisation dans la clandestinité totale.
Accepter de poser une plaque en souvenir de ces hommes et de ses femmes nous honore et nous oblige. Cette plaque permet de garder vivante cette mémoire, et nous enseigne de ne pas baisser les bras devant toutes les formes d’injustices.
Alain Mossé, ancien chef de cabinet à la préfecture de Savoie est né à Paris le 15 juin 1920. Juif français, il appartient à une famille parfaitement assimilée, « originaire pour la lignée paternelle du Midi, pour la ligne maternelle d’Alsace-Lorraine, fixée dans ces deux provinces depuis un temps immémorial. » Elle avait fourni à la France de nombreux serviteurs. Son grand-père paternel fut préfet, son père Armand Mossé inspecteur général des services administratifs et Officier de la Légion d’honneur.
Lui-même succède à Jean Moulin auprès du préfet de la Savoie du 12 février 1940 au 21 janvier 1941, il a à peine vingt ans. Quelques mois plus tard, il est révoqué à la suite de l’instauration du premier statut des Juifs et se met immédiatement au service de la communauté juive de Chambéry et d’Aix-les-Bains, villes refuges dans la zone d’occupation italienne. Grâce à ses excellentes relations avec la préfecture de Chambéry, et notamment auprès du chef du bureau de la règlementation Monsieur Dumas, et son proche collaborateur Monsieur Ailloud, il put fournir à la Résistance bon nombre de documents permettant de soustraire des étrangers juifs et non juifs, à la police de Vichy.
Chambery est également le siège de la direction de l’OSE en février 1943 dont il devient le chef du bureau à la place de Joseph Millner, puis il prend la direction régionale de l’UGIF. L’activité est intense avec l’afflux des réfugiés, et la proximité de la frontière suisse. Il a gardé des contacts utiles qui permettent aux assistantes sociales comme Line Kaufmann de se procurer faux papiers, et fausses cartes d’alimentation. Des centaines d’enfants sont placés dans des fermes près d’Aix-les-Bains, ou en Haute-Savoie. Beaucoup arrivent au bureau de Chambéry avant de passer en Suisse. 
En septembre 1943, les Allemands occupent la zone italienne et commencent à arrêter les familles juives. Il accepte de rester à son poste de délégué de l’UGIF auprès des autorités d’occupation, alors que ses anciens amis le pressent de se mettre à l’abri.
Il est arrêté avec tout le bureau de Chambéry le 8 février 1944. Interrogé par Aloïs Brunner, il parvient à faire passer deux messages préconisant la fermeture de tous les bureaux et maisons d’enfants de l’OSE.
Un groupe de résistants autour de Charles Mandelbaum et avec l’appui de François Desroches avait projeté de libérer le groupe pendant leur transfert entre la villa Menager, siège de la Gestapo et la gare. La veille de l’opération Alain Mossé fit parvenir une courte lettre demandant l’annulation de l’opération. Pourquoi ? La jugea-t-il trop risquée, nous ne saurons jamais.
Il est déporté, ainsi que tout le groupe, le 7 mars 1944 de Drancy vers Auschwitz, par le convoi 69.
Katy Hazan