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BLOG JUIF

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BLOG SUR LA SHOAH

7 Personnes de ma famille ont été gazées ensemble le 5 août 1944

Le 5 août 1944
À Birkenau/ Auschwitz
7 Personnes de ma famille ont été gazées ensemble
5 enfants : 5 cousins: âgés de 4 à 12 ans (de 2 familles différentes :Bender et Goldstein)
:2 fils de mon oncle Wolf Goldstein (frère de mon père), (une fille non déportée.)
Il est le seul revenu de ce jour là!
:3 enfants de ma tante Guitta Bender (née Goldstein) sœur de mon père , (une fille non déportée)
Son mari avait déjà été assassiné au même endroit en 1943
Accompagnés de 2 femmes
Une tante : sœur de mon père (tante des 5 enfants): Tauba Goldstein
Une tante par alliance :mère des 2 enfants Goldstein : Sonia (née Smiliansky) épouse de mon oncle Wolf
1 oncle,frère de mon père a été déportés et est revenu: Elieser Goldstein
En tout: sur les 10 personnes déportées à Auschwitz, 2 sont revenues


GOOGLE ANALYTICS

26 mai, 2008

« Personne ne m’aurait cru, alors je me suis tu »,par Sam Braun

Photo DR
... de faux SS m’ont sauvé la vie

Ma famille a été gazée à Auschwitz. A 16 ans, je suis affecté à un camp de travail. En 1945, les Allemands nous jettent dans des trains. Soudain, dans une gare, des résistants déguisés en SS nous tendent la main... par Sam Braun

Le jour où...

Quinze jours après mon retour à Paris, j’ai repris un peu de poids à l’hôpital Bichat.

______________________________________________________________________________________

propos recueillis par Mariana Grépinet

J’ai 16 ans en 1943 lorsque je suis déporté avec mes parents et ma petite sœur de 11 ans, Monique. Tous les trois sont gazés le soir même de notre arrivée à Auschwitz. Moi, je suis envoyé à Auschwitz III, dans le camp de travail de Buna-Monowitz, celui où est également transféré Primo Levi. Véritables esclaves, nous sommes affectés à la construction d’un énorme complexe industriel allemand.
Le 18 janvier 1945, en fin de journée, alors que nous entendons depuis quelques jours les canons tonner au loin, les SS nous rassemblent et nous font quitter le camp. C’est l’exode. La période la plus atroce de toutes ces années. Par milliers, nous nous retrouvons sur les routes. Il faut avancer. A tout prix. Ceux qui ne peuvent plus marcher et qui tombent sur ces chemins boueux ou enneigés sont tués d’un coup de revolver et laissés sur le bas-côté. Ces cadavres en habits rayés jalonnent notre parcours. Ils permettront aux historiens de retracer avec précision les grandes migrations des déportés. La mort est là, toujours présente, guettant ses futures victimes, et c’est presque sur sa faux que je m’appuie pour continuer à marcher... Pendant ces quatre mois, nous ne mangeons et ne buvons quasiment pas. De temps en temps, on nous donne un litre de soupe. Lorsque les SS sont fatigués et nous font arrêter dans les champs qui longent la route, je ramasse la neige que je laisse fondre dans ma bouche. J’arrache l’herbe par poignées pour essayer de calmer ma faim. Parfois, nous sommes chargés sur des trains, dans des wagons à bestiaux ou de marchandises, sans toit.
Ce jour de mai 1945, nous voilà entassés dans un de ces wagons. Nous pouvons à peine bouger. Nous sommes des morts-vivants habillés en bagnards et tenons à peine debout. Nous traversons une gare puis passons, quelques centaines de mètres plus loin, sous une passerelle qui enjambe la voie de chemin de fer. Elle est noire de monde. Des gens nous lancent du pain. En ces temps de guerre, ils n’ont sans doute pas grand-chose à manger, mais ils nous l’offrent quand même. Les SS enragent. Ils se mettent à tirer sur ces habitants. Je les vois tomber, blessés ou tués. Pourtant, ils continuent à nous jeter du pain. Pas un seul ne s’enfuit... Preuve que l’homme est bien meilleur que ce qu’il veut paraître.

«DES FEMMES EN PLEURS ARRIVENT

PRÈS DES BRANCARDS ET NOUS DONNENT DES BONBONS.

UN RÊVE... HÉLAS INTERDIT»

Un peu plus tard – peut-être est-ce le même jour, ou le lendemain, ma mémoire me joue des tours –, nous nous arrêtons dans une autre gare. Sur les quais passent des SS en uniforme. Dans toutes les langues, ils ordonnent aux malades de descendre des wagons. J’ai le typhus, je suis épuisé par la fièvre. J’ai perdu l’espérance et je décide de me rendre. Je veux mourir volontairement et non m’éteindre à petit feu comme mes compagnons qu’on balance sur le ballast pour faire de la place dans le wagon. Pendant les deux ans que j’ai passés dans le camp, j’étais persuadé que je m’en sortirais. Je m’évadais dans ma tête... Mais là, je n’en peux plus. Je demande à ceux qui m’entourent de m’aider à descendre. Nous sommes une centaine à nous condamner ainsi. Je vois le train repartir. Et, soudain, quand il est au loin, les SS, enfin ceux que nous prenions pour tels, enlèvent leurs uniformes. Sous ces costumes sinistres, ils sont habillés en civil ! Incroyable ! Nous sommes à Prague et ce sont des résistants tchèques ! Je croyais aller vers la mort et c’est la vie qui m’accueille à bras ouverts. Si la capitale tchécoslovaque est l’une des dernières poches de résistance allemande et que la Wehrmacht y est encore présente, ses soldats laissent faire. Ils sentent la défaite imminente. Un peu plus tard, à l’hôpital, j’apprendrai que la majorité des déportés de mon convoi ont été fusillés quelques kilomètres plus loin. Des infirmiers nous apportent des brancards. Cela fait quatre mois que je ne me suis pas allongé sur un lit. Enfin je ne suis plus un sous-homme, je redeviens un être humain ! Et puis une nuée de femmes arrivent vers nous, en pleurs. Elles recouvrent nos brancards de bonbons, de chocolats, de gâteaux. Mais je n’ai même pas la force de lever le bras... Je m’imagine déjà en train de les savourer... Mon Dieu, ce que ça va être bon... Je me retrouve à l’hôpital Bulovka. Là, hélas, une infirmière m’enlève toutes les sucreries. Je suis tellement affamé que je l’injurie en silence. A ce moment-là, j’ignore tout de la pathologie des grands dénutris. Si elle me confisque tout, c’est pour m’éviter le pire. Si j’avais mangé tout ce qu’il y avait sur le brancard, je serais probablement mort. Je dois réapprendre à manger... L’infirmière me déshabille pour me donner un bain et me désinfecter. Et je passe sur la balance. Je pèse 35 kilos pour 1,77 mètre.

Bio express

Sam Braun est né en 1927 à Paris d’un père d’origine polonaise et d’une mère d’origine russe. Il est arrêté à Clermont-Ferrand avec ses parents et sa petite sœur, Monique,
le 12 novembre 1943, par les miliciens français. Il quitte Drancy, le 7 décembre, par le convoi n° 64. A l’arrivée à Auschwitz, 661 personnes, dont ses parents et sa sœur, sont
exterminées, 339 sont sélectionnées pour le travail. Parmi elles, 50 survivront. Sam Braun en fait partie. Après quarante ans de silence, il publie aujourd’hui « Personne ne m’aurait cru, alors je me suis tu », aux éditions Albin Michel.

par Sam Braun

Pour en finir avec l’affaire Al Doura

Pour en finir avec l’affaire Al Doura

Et pour commencer à rétablir la vérité

par Luc Rosenzweig

Ancien journaliste au "Monde", Luc Rosenzweig est l'auteur de plusieurs essais dont "Lettre à mes amis propalestiniens" (La Martinière) et "Ariel Sharon" (Perrin).

Il aura fallu près de huit ans, et le travail opiniâtre de quelques personnalités animées du souci de la vérité et de la justice pour que la chape de plomb que France 2 prétendait maintenir sur l’affaire Al Doura soit soulevée et que les doutes, plus que légitimes, relatifs à la véracité de ce reportage deviennent une vérité judiciaire.

Dès le premier jugement, d’ailleurs, pourtant favorable à France 2, il était établi que rien ne permettait à Charles Enderlin, qui n’était pas sur place, d’affirmer dans son commentaire du journal de 20 h que l’enfant était mort victime des tirs venus de la position militaire israélienne.

La Cour d’appel va plus loin, en affirmant que Philippe Karsenty a bien diffamé Charles Enderlin (c’est-à-dire, au sens propre, porté atteinte a son honneur et à sa réputation professionnelle) mais que “l’examen des rushes ne permet plus d’écarter les avis des professionnels entendus au cours de la procédure et qui avaient mis en doute l’authenticité du reportage”. En clair, cela signifie que, pour les juges, les accusateurs de France 2 ont de bonnes raisons d’estimer qu’Enderlin s’est fait le complice, volontaire ou involontaire, d’une mise en scène macabre réalisée à Gaza par son cameraman Talal Abou Rahma.

Ces derniers, aujourd’hui, tirent prétexte d’un recours en cassation, qui rappelons-le ne se prononcera que sur la forme, et non pas le fond du jugement, pour maintenir leurs positions : selon eux, les images diffusées et les commentaires reflètent l’exacte vérité de ce qui s’est passé le 30 septembre 2000 au carrefour de Netzarim.

Il faut rendre hommage à la présidente de la 11e chambre de la Cour d’appel de Paris, Laurence Trébucq, d’avoir exigé de France 2 la diffusion devant les juges et le public des rushes tournés par Talal Abou Rahma à Gaza. Leur rétention ou leur diffusion restreinte devant un public trié sur le volet ne relevaient pas comme l’affirmait la direction de la chaîne d’un “souci de protection des sources”. Cette attitude s’explique beaucoup plus prosaïquement par le malaise qu’elles produisent chez tout professionnel, et même toute personne de bonne foi qui les regarde. On n’y trouve pas les “scènes insoutenables” de l’agonie de l’enfant que Charles Enderlin prétendait avoir coupé au montage, mais en revanche des mises en scènes répétées de blessures factices dont auraient été victimes les manifestants. Quant à la scène du père et de l’enfant abrités derrière un baril subissant des tirs nourris venus de la position israélienne, elles posent également des questions jusque là restées sans réponses : pourquoi aucune trace de sang n’apparaît-elle sur le t-shirt blanc de Jamal (le père) alors qu’il affirmera, plus tard avec été blessé par au moins huit balles, dont plusieurs dans la partie supérieure du corps ? Pourquoi voit-on une dernière image de l’enfant (coupée au montage), bougeant et même jetant un regard furtif en direction de la caméra alors que Charles Enderlin l’a déclaré mort ?

Ce ne sont là que quelques-unes des questions et interrogations surgies au cours de plusieurs années d’enquête menées parallèlement par plusieurs personnes, dont l’auteur de ces lignes. Toutes se sont heurtées à l’impossibilité de mener des investigations à Gaza, et Talal Abou Rahma a été interdit de parole par France 2, après avoir tenus des propos imprudents, en 2002, dans un documentaire de la chaîne ARD réalisé par la journaliste allemande Esther Shapira.

Comment alors établir la preuve absolue de la mise en scène, quand son ou ses auteurs présumés sont claquemurés dans le bunker de Gaza où règne la loi des islamistes ?

D’ores et déjà, l’affaire “Al Doura” apparait comme un scandale médiatique de première grandeur, dont l’étouffement a failli réussir.

Aujourd’hui, France 2 et Charles Enderlin doivent la vérité au public qui leur a fait confiance. Pas une vérité bricolée à la va-vite en fonction des urgences judiciaires, mais celle qui surgit de la confrontation publique des éléments réunis par toutes les parties : les défenseurs, comme les accusateurs de France 2. Un élément nouveau, de première importance a surgi à la veille de la dernière audience de la Cour d’appel : le professeur Yehuda David, de l’hôpital Tel Hashomer de Tel Aviv, a rendu public le dossier médical de Jamal Al Doura. Le père présumé de l’enfant prétendu mort a été soigné et opéré en 1994 en Israël à la suite de nombreuses blessures à l’arme blanche reçues au cours d’une rixe à Gaza… Or, un “reportage” réalisé en octobre 2004 par Talal Abou Rahma, montrant des cicatrices a été présenté, devant un parterre de journalistes choisis, par la direction de France 2 comme la preuve absolue de la réalité des affirmations de Charles Enderlin. Selon le professeur David, les cicatrices apparentes sur les diverses parties du corps de Jamal Al Doura ne peuvent en aucun cas avoir été causées par des balles. Un examen médico-légal effectué par un praticien indépendant et expert de ces types de blessures s’impose donc : oui ou non Jamal al Doura a-t-il reçu entre huit et douze balles (selon ses diverses déclarations) ayant justifié des soins à l’hôpital Shifa de Gaza, puis à Amman en Jordanie ? La réponse est facile à obtenir, pour autant que les autorités de Gaza autorisent la sortie du territoire de Jamal al Doura.

Le président du CRIF, Richard Prasquier, propose la constitution d’une commission d’enquête internationale et indépendante qui examinerait toutes les pièces du dossier, procéderait à des auditions des témoins directs de la scène, tant israéliens que palestiniens et remettrait ses conclusions au public. A plusieurs reprises, Charles Enderlin s’est déclaré disposé à remettre tous les documents en sa possession et à témoigner devant une telle commission. Pour lui, le moment est venu de passer des paroles aux actes.

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25 mai, 2008

Les Polonais antisémites?

Les Polonais antisémites?: "Interview d'Aleksander Smolar

par Eric Conan,

Représentant de l'opposition polonaise en France de 1976 à 1989, Aleksander Smolar fut ensuite, jusqu'en 1993, conseiller spécial des Premiers ministres Tadeusz Mazowiecki et Hanna Suchocka.

Pourquoi Lech Walesa a-t-il rechigné à évoquer le fait que 90% des victimes d'Auschwitz étaient juives?

Que s'est-il passé? Walesa a fait deux discours: dans le premier, très ?cuménique, prononcé à l'université de Cracovie, il n'a rien dit de la spécificité juive du génocide, qu'il n'a évoquée que le lendemain à Auschwitz. C'est inacceptable, certes, mais il faut voir là moins un signe d'antisémitisme qu'un manque de sensibilité dont les juifs ne sont pas les seules victimes. Dans un sondage récent sur les peuples qui ont le plus souffert des nazis, 29% des Polonais répondent «les juifs», 28% «les Polonais», 40% «les uns et les autres» et 1% «les Soviétiques», ce qui me semble choquant, des dizaines de millions de Soviétiques ayant péri pendant la guerre!

D'où vient ce manque de sensibilité?

Je crois qu'il reflète l'état actuel de la conscience polonaise. L'antisémitisme, que la Pologne de l'entre-deux-guerres partageait avec beaucoup de pays d'Europe et qui s'est pratiquement résorbé à l'Ouest, s'est trouvé mis «en conserve» par l'histoire polonaise, du fait des formes prises par la guerre, puis le communisme, dans ce pays. Contrairement à la France, il n'y a pas eu en Pologne de collaboration des institutions à la persécution des juifs. Même l'extrême droite antisémite ne s'est pas compromise avec l'occupant; elle a lutté au sein d'une Résistance dont une partie était à la fois antinazie, antisoviétique et antisémite. Ce qui explique l' «innocence» officielle de l'antisémitisme à la Libération: il n'était pas contradictoire avec le patriotisme, d'autant que sous l'occupation soviétique, de 1939 à 1941, les juifs furent majoritairement - et logiquement - prosoviétiques et, de ce fait, souvent considérés comme traîtres.

Que devient cet antisémitisme sous le communisme?

L'accusation de trahison se répète avec l'occupation par l'Armée rouge; les Polonais juifs jouent, en effet, un rôle important au sein des nouvelles instances dirigeantes, ce qui libère une haine faite de mélange d'antisémitisme et d'anticommunisme. En 1946 et 1947, quelques centaines de juifs sont victimes de pogroms. Cette période me semble bien plus «honteuse» que celle de la guerre; mis à part quelques intellectuels, personne n'a protesté contre ces meurtres et l'Eglise s'est tue. A l'époque, les communistes jouaient de ces pogroms en accusant leurs opposants d'antisémitisme. Cela n'a pas duré. Le pouvoir s'est vite rapproché de la tradition polonaise et, lors de la crise de 1968, il devint clair qu'il renonçait à légitimer le communisme par son projet socialiste et préférait renouer avec le nationalisme. L'antisémitisme devint alors officiel, avec une épuration antijuive de l'appareil d'Etat.

Quel souvenir gardent aujourd'hui les Polonais des événements qui se sont déroulés pendant la guerre?

Le plus lourd reste la culpabilité des témoins, qui n'ont globalement pas manifesté beaucoup de sentiments chrétiens envers les juifs persécutés. Cette indifférence fut démultipliée par une répression nazie sans équivalent ailleurs: aider un juif était puni de mort immédiate, ce qui ne fut jamais le cas en France. C'était un acte d'héroïsme suprême. Or il y en eut, même s'ils furent minoritaires: quelques dizaines de milliers de juifs furent sauvés par des Polonais. Enfin, n'oublions pas que, s'il prit des formes différentes, le malheur était partagé; en terre polonaise ont péri près de 6 millions de citoyens polonais, dont près de 3 millions de juifs polonais (ce qui représente la quasi-totalité des juifs du pays), mais aussi 3 millions de Polonais non juifs. La belle phrase d'Elie Wiesel traduit bien la situation: toutes les victimes n'étaient pas juives, mais tous les juifs étaient des victimes.

Pourquoi cette différence tarde-t-elle à être reconnue en Pologne?

A cause de ce phénomène commun à beaucoup de pays - le refoulement, l'oubli - qui a suivi la guerre et dont la France, par exemple, n'est sortie que depuis peu. Ce refus de voir la différence, analysé aujourd'hui comme un aveuglement, était alors courant en Occident jusque dans les années 70, et souvent partagé par les juifs eux-mêmes! La Pologne n'en est pas encore sortie parce qu'elle n'a une vie libre et démocratique que depuis cinq ans seulement.

Que diriez-vous de l'antisémitisme en Pologne aujourd'hui?

Il est certes répandu, mais décline, et doit être replacé dans le cadre d'une xénophobie importante. Dans un sondage récent sur les voisins que les Polonais n'aimeraient pas avoir, les juifs viennent très loin derrière les Tsiganes, les Roumains, les Ukrainiens, les Arabes, les Russes, les Africains... Il n'y a, dans le pays, aucun phénomène négationniste et 73% des personnes interrogées admettent que des Polonais ont participé à la persécution des juifs pendant la guerre. C'est encourageant pour une population qui, il y a quelques années, ne savait presque rien de la tragédie juive.

Comment réagissez-vous lorsque vous entendez dire que le Polonais est, par définition, antisémite?

Je suis d'autant plus choqué que ce genre de déclaration sort souvent de la bouche de gens qui se déclarent antiracistes. Je trouve cela abominable. D'abord pour les Polonais qui ne sont pas antisémites, car il y en a! Pour l'Histoire aussi, car, s'il y a eu tant de juifs en Pologne, c'est parce que, jusqu'au XVIIIe siècle, c'était la seule terre d'Europe où ils n'étaient pas persécutés. Cela s'est ensuite assombri avec la naissance du nationalisme moderne, mais il y a toujours eu une fraction de Polonais que l'on ne peut accuser de la sorte. Il est significatif que les Israéliens soient souvent plus mesurés dans leurs appréciations. Il ne faut pas oublier qu'au mémorial de Yad Vashem le nombre des «justes» de Pologne est supérieur à celui de toutes les autres nations d'Europe. J'ai trouvé dans la presse française une dramatisation de ce qui vient de se passer à Auschwitz qui n'a pas eu d'équivalent dans la presse anglo-saxonne. Je pense que cela n'est pas étranger à ce qui s'est passé en France sous l'Occupation. Il y a des pays où l'on devrait parler de l'histoire des autres avec un peu de retenue.

Les néo-nazis allemands réélisent leur président

Les néo-nazis allemands réélisent leur président

Agence France-Presse

Bamberg, Chine

Le président du parti néo-nazi allemand NPD, Udo Voigt, a été réélu samedi à la tête de cette formation ouvertement xénophobe, raciste et antisémite, lors d'un congrès à Bamberg (sud de l'Allemagne), malgré des critiques récentes sur sa gestion financière.


La réélection de cet homme politique de 56 ans ne faisait pas de doutes puisque tous les autres responsables avaient retiré leur candidature avant le vote, notamment les deux «étoiles montantes» du NPD, Udo Pastörs et Andreas Molau.

Parmi les délégués, 199 se sont prononcés pour sa réélection, 9 contre et 13 se sont abstenus.

Sa gestion financière du NPD avait donné lieu à des critiques en coulisses, notamment depuis la mise en détention du trésorier du parti dans le cadre d'une enquête sur un détournement de fonds.

La formation néo-nazie, créée en 1964, a été en outre contrainte de rembourser aux pouvoirs publics 870 000 euros pour infraction à la loi sur le financement des partis, se retrouvant ainsi dans de sérieuses difficultés financières.

Fils de SA, Udo Voigt, 56 ans, est membre du NPD depuis 40 ans. Il a notamment été condamné en 2004 pour avoir qualifié Adolf Hitler de «grand homme d'État» et est actuellement poursuivi pour incitation à la haine raciale.

Il avait pris la tête du parti en 1996 alors que le dirigeant d'alors venait d'être emprisonné pour incitation à la haine raciale.

Sous son égide, le NPD a triplé le nombre de ses adhérents, actuellement de 7300, et réussi à s'implanter durablement dans le paysage politique de l'ex-RDA où le parti a connu des succès lors des régionales en 2004 et 2006.

Dans une interview en décembre dernier, Udo Voigt avait par ailleurs remis en cause l'ampleur de la Shoah.

«Six millions de morts, cela ne peut pas être exact. Au maximum, 340 000 personnes sont mortes à Auschwitz. Ce que disent toujours les juifs, c'est «même si un seul juif était mort parce qu'il est juif, ce serait un crime». Mais il y a une différence entre payer pour 6 millions (de morts) et pour 340 000», avait déclaré M. Voigt.

Un nom impérissable Israël, le sionisme et la destruction des Juifs d’Europe de Georges Bensoussan

Un nom impérissable
Israël, le sionisme et la destruction des Juifs d’Europe

de Georges Bensoussan

Pour l'opinion commune, confortée par la proximité chronologique des deux événements, la naissance de l'État d'Israël en 1948 est une conséquence quasi directe de la Shoah. En effet, un lien essentiel relie de nos jours la catastrophe juive du XXe siècle à l'État d'Israël, mais ce lien est de nature politique et il est postérieur à 1948.

Comment le Foyer national juif a-t-il perçu la catastrophe qui se déroulait entre 1933 et 1945? Comment l'État d'Israël a-t-il géré ensuite le souvenir d'un événement qu'il allait longtemps commémorer en opposant l'héroïsme des insurgés des ghettos à la "lâcheté" supposée de toutes les autres victimes?

Loin d'occuper la place centrale, qui est désormais la sienne dans l'État d'Israël, le souvenir de la Shoah suscita longtemps une attitude de honte et de rejet.

Or, aujourd'hui, en particulier depuis les guerres des Six Jours (1967) et du Kippour (1973), et à rebours du rêve de l'" homme nouveau" voulu par le sionisme des pères fondateurs, la Shoah est au coeur de la construction de l'identité israélienne. C'est notamment par elle que les Israéliens sont redevenus juifs au terme d'un processus mémoriel qui pourrait contribuer à fragiliser la légitimité même de l'Etat juif.

Biographie de l'auteur
Historien et professeur d'histoire, Georges Bensoussan est notamment l'auteur d'Auschwitz en héritage ? d'un bon usage de la mémoire (Mille et Une nuits, 1998, nouvelle édition 2003), d'une Histoire intellectuelle et politique du sionisme (Fayard, 2002), et d'Europe, une passion génocidaire. Essai d'histoire culturelle (Mille et Une nuits, 2006).

Ce qu’ils en ont dit

Les écrits d’un historien sur une période que l’on croit bien connaître peuvent ébranler des certitudes. Tel est le cas du dernier ouvrage de Georges Bensoussan qui apporte un éclairage inattendu, à la fois sur la façon dont la Shoah a été perçue dans le Yichouv puis en Israël, et sur les liens de causalité entre la destruction des Juifs d’Europe et la création de l’Etat juif.
Lire la suite de l’article de Paul Benaim pour Guysen International News

Quand François Mauriac emploie en 1958 le terme de « ressuscitée » pour qualifier la nation juive établie en Israël, il traduit l’idée communément acquise que cet Etat est né de la mort. De l’assassinat des Juifs d’Europe. Comme si Auschwitz était ce Golgotha auquel pensait Edith Stein à l’aube de sa propre mise à mort, et qui est le paroxysme de la douleur.
Stéphanie Dassa

297 pages
Editions du Seuil, collection Débats

Napoléon Bonaparte et l'émancipation juive

Napoléon Bonaparte et l'émancipation juive

1437329510.jpgNapoléon Bonaparte et l'émancipation juive

L'accession de Napoléon Bonaparte au pouvoir a été un événement fondamental pour l'émancipation des Juifs dans toute l'Europe.

Ils eurent accès à l'égalité des droits civiques et à la liberté de circulation, et furent intégrés à la nation.

A l'occasion des 60 d'Israël, les archives de l'état français, par le biais de son Ministère des Affaires Étrangères et Européennes, mets à disposition des internautes et pour clore les discussions et discours des négationnistes de par le monde, la déclaration publiée dans le "Moniteur Universel", le 22 mai 1799, par laquelle Napoléon Bonaparte invitait les Juifs d’Asie et d’Afrique à se rallier à lui pour rétablir l’ancienne Jérusalem.

Une exposition présentée par la direction des Archives du ministère des Affaires étrangères et européennes sous le titre

"Genèse de l’État d’Israël à travers les archives diplomatiques françaises"

Annonce de la Proclamation de Bonaparte invitant les Juifs d’Asie et d’Afrique à se rallier à lui pour rétablir l’ancienne Jérusalem. Moniteur universel, 3 prairial an VII (22 mai 1799).

Évoqué par Nahum Sokolov dans son "History of Zionism" (1919), le projet d’État juif attribué à Bonaparte - dont le texte publié par le Moniteur semble apporter la preuve - est un thème courant de l’argumentaire sioniste : ce rappel historique permet de souligner que l’idée nationale est déjà courante au XVIIIe siècle et, sur la base de l’analogie entre l’An VII de la République et la Première guerre mondiale, de suggérer que les Anglais doivent prendre la relève et soutenir le projet d’État juif.

Archives du ministère des Affaires étrangères, Bibliothèque

Notons d’emblée que la richesse des archives du Ministère ouvre la possibilité de s’affranchir des stéréotypes, notamment celui qui consiste à penser qu’Israël est né de la Shoah.

Il a été facile de choisir, dans l’abondante Correspondance politique de l’époque ottomane, les dépêches remontant aux origines du sionisme politique, auquel Théodore Herzl, sous le choc de l’Affaire Dreyfus, donne son fondement théorique : les premiers congrès sionistes réunis à Bâle à partir de 1897 font l’objet de rapports consciencieux sous la plume des consuls de France en résidence dans cette ville, et, sur le terrain, les premiers établissements agricoles de Galilée fondés ou soutenus par le Baron E. de Rothschild suscitent l’intérêt du consul général de France à Jérusalem qui, vers 1903, en transmet la liste au Département.

Proclamation à la nation Juive, Quartier général Jérusalem, 1er floréal, an VII de la République Française (20 avril 1799).

Bonaparte, commandant en chef des armées de la République Française en Afrique et en Asie, aux héritiers légitimes de la Palestine :

Israélites, nation unique que les conquêtes et la tyrannie ont pu, pendant des milliers d’années, priver de leur terre ancestrale, mais ni de leur nom, ni de leur existence nationale !

Les observateurs attentifs et impartiaux du destin des nations, même s’ils n’ont pas les dons prophétiques d’Israël et de Joël, se sont rendus compte de la justesse des prédictions des grands prophètes qui, à la veille de la destruction de Sion, ont prédit que les enfants du Seigneur reviendraient dans leur patrie avec des chansons et dans la joie et que la tristesse et que les soupirs s’enfuiraient à jamais. ( Isaie 35. 10 )

Debout dans la joie, les exilés !

Cette guerre sans exemple dans toute l’histoire, a été engagée pour sa propre défense par une nation, de qui les terres héréditaires étaient considérées par ses ennemis comme une proie offerte à dépecer.

Maintenant cette nation se venge de deux mille ans d’ignominie.

Bien que l’époque et les circonstances semblent peu favorables à l’affirmation ou même à l’expression de vos demandes, cette guerre vous offre aujourd’hui, contrairement à toute attente, le patrimoine israélien.

La Providence m’a envoyé ici avec une jeune armée, guidée par la justice et accompagnée par la victoire. Mon quartier général est à Jérusalem et dans quelques jours je serai à Damas, dont la proximité n’est plus à craindre pour la ville de David.

Héritiers légitimes de la Palestine !

La Grande Nation qui ne trafique pas les hommes et les pays selon la façon de ceux qui ont vendu vos ancêtres à tous les peuples ( Joël 4.6 ) ne vous appelle pas à conquérir votre patrimoine.

Non, elle vous demande de prendre seulement ce qu’elle a déjà conquis avec son appui et son autorisation de rester maître de cette terre et de la garder malgré tous les adversaires.

Levez-vous !

Montrez que toute la puissance de vos oppresseurs n’a pu anéantir le courage des descendants de ces héros qui auraient fait honneur à Sparte et à Rome ( Maccabée 12. 15 ).

Montrez que deux mille ans d’ esclavage n’ont pas réussi à étouffer ce courage.

Hâtez-vous !

C’est le moment qui ne reviendra peut-être pas d’ici mille ans, de réclamer la restauration de vos droits civils, de votre place parmi les peuples du monde. Vous avez le droit à une existence politique en tant que nation parmi les autres nations.

Vous avez le droit d’adorer librement le Seigneur selon votre religion. ( Joël 4. 20 ).

Polémique

( selon Ben Weider et Blumenkranz, Napoléon Bonaparte préparait une proclamation dans laquelle il annonçait la fondation d'un État juif en Palestine, mais il ne la publia pas.

Le siège d'ailleurs fut un échec et le plan ne fut jamais mis en œuvre.

D'autres historiens, dont Nathan Schur dans Napoleon and the Holy Land, croient que cette proclamation si elle a jamais existé était uniquement destinée à la propagande et que Bonaparte n'envisageait pas sérieusement la création d'un État juif.

Selon les historiens Richard Ayoun et Henry Laurens il ne fait aucun doute que ce document est un faux.

Pour Henry Laurens : « L'ironie de l'histoire a fait que Bonaparte, qui s'est voulu le défenseur de l'Islam et de l'arabisme, est passé injustement à la postérité comme l'un des fondateurs du sionisme, ce qu'il n'a jamais été et qu'il n'a jamais prétendu être ».

Si toutefois ce document aurait été faux, on comprends mal dès lors les réactions des puissances étrangères

Le premier à s'élever contre ce projet de Grand Sanhédrin est le tsar de Russie Alexandre Ier, il dénonce violemment la liberté accordée aux Juifs et il ira jusqu'à demander à l'Église orthodoxe de protester avec la plus grande énergie contre le projet de Napoléon.

Il désigne l'Empereur comme « l'Antéchrist et l'ennemi de Dieu. »

Le Saint Synode de Moscou proclame : « Dans le but de détruire les bases des églises de la chrétienté, l'Empereur des Français a invité dans sa capitale toutes les synagogues judaïques et il a le projet de fonder un nouveau Sanhédrin hébreu.

Qui est le même tribunal qui osa jadis condamner à la croix le Seigneur Jésus. »

En Autriche, l'irritation est très grande ; en Prusse, l'église luthérienne est très hostile et en Italie, les réactions sont bien moins virulentes mais restent globalement défavorables.

La réaction de Londres est quant à elle sans équivoque : « Nous repoussons la politique et la doctrine d'une telle Assemblée. »

Le tsar de Russie a eu gain de cause et Napoléon accepta de signer, le 17 mars 1808, un décret restrictif qui limitait les libertés accordées aux Juifs en espérant que le tsar le soutiendrait dans sa guerre contre l'Angleterre.

Mais au bout de trois mois, l'empereur annule le décret et plus de la moitié des départements rétablirent la liberté totale pour leurs citoyens juifs. )

Sources:

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/ministere_817/archives-patrimoine_3512/expositions_11556/pages-histoire_14041/60e-anniversaire-etat-israel_18854/aux-origines-du-sionisme-politique_62294.html

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/ministere_817/archives-patrimoine_3512/expositions_11556/pages-histoire_14041/60e-anniversaire-etat-israel_18854/genese-etat-israel-travers-les-archives-diplomatiques-francaises_62291.html

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/ministere_817/archives-patrimoine_3512/expositions_11556/pages-histoire_14041/60e-anniversaire-etat-israel_18854/proclamation-bonaparte-moniteur-universel-1799_62601.html

http://ameliefr.club.fr/Napoleon-juifs.html

http://www.napoleonicsociety.com/french/pdf/NapoleonJuifs.pdf

A Nice, une séance de dédicaces d'anciens de la Waffen-SS

A Nice, une séance de dédicaces d’anciens de la Waffen-SS

jeudi 22 mai 2008, par Admin

• Source : JEAN-YVES CAMUS • http://www.rue89.com/jean-yves-camus/a-nice-une-seance-de-dedicaces-danciens-de-la-waffen-ss

Ce samedi à la librairie du Paillon, tenue à Nice par la mouvance "identitaire" de l’extrême droite, se déroule une après-midi de dédicaces peu commune : elle rassemblera quelques uns de la cinquantaine de survivants de la Légion des volontaires français (LVF) et de la division Charlemagne, qui ont porté l’uniforme de la Waffen SS pendant la Seconde Guerre mondiale.

Les jeunes militants d’extrême droite, qui avaient déjà fait le succès, dans les années 60-70, des romans historiques de Jean Mabire sur ce qu’on appelle dans ce milieu la "grande armée européenne", sont toujours très friands de ces livres de souvenirs. Nice va donc connaître une des très rares apparitions publiques de ces hommes qui n’ont rien renié de leur engagement militant. André Bayle, qui vit près de Marseille, vendra son ouvrage, "Des Jeux Olympiques à la Waffen SS".

Explication du titre : en 1936, à 10 ans, l’auteur a défilé aux côtés de son père, entraîneur d’une équipe sportive française, au stade olympique de Berlin devant le Führer, à l’occasion des Jeux olympiques. D’où son émerveillement devant l’Allemagne nazie et, en 1943, son engagement sur le Front de l’est.

Fernand Costamagna, qui habite l’arrière-pays niçois et utilise le pseudonyme de "Costabrava" signera le sien, intitulé "Le Soldat Baraka". La veuve de Pierre Rostaing signera la réédition du livre de feu son mari,"Le Prix d’un serment". Georges Gonzague dédicacera l’ouvrage "Trois jeunesses provençales dans la guerre", un livre qui avait déjà été publié sous le même titre par Luc Deloncle. Pour finir, un dessinateur de BD qui a trouvé drôle de s’affubler du pseudonyme "Franc Rahich" [jeu de mots avec "Frankreich", "la France en allemand", ndlr] vendra son album consacré à la division Charlemagne. Et nul doute qu’on devrait voir, dans cette librairie niçoise, quelques autres vétérans ou leurs descendants, venus non seulement se souvenir, mais aussi transmettre.

Des commémorations régulières en France et en Allemagne Se souvenir : les anciens volontaires français se sont constitués, dès après guerre, en association informelle, qui se chargeait autant d’organiser des commémorations que de favoriser la réinsertion de ceux frappés par des peines de prison.

Le temps passant, les "anciens" se faisant moins nombreux, les volontaires français ont fini par s’agglomérer à la Truppenkameradschaft IV, une section de la Hilfsgemeinschaft auf Gegenseitigkeit ehemaliger Angehöriger der Waffen SS (HIAG), association basée en Allemagne qui regroupe tous les survivants.

Des commémorations régulières les rassemblent, en rangs certes de plus en plus clairsemés : en France, la date habituelle était le 30 janvier (date de la nomination de Hitler comme chancelier en 1933) à Paris, et tout ce petit monde se retrouvait, après un repas, au pied de la statue de... Charlemagne, à deux pas de Notre-Dame ; en Autriche, au Ulrichsbergtreffen qui a lieu en Carinthie ; en Allemagne et précisément dans la localité bavaroise de Bad Reichenhall, où le 8 mai 1945, le général Leclerc avait fait fusiller plusieurs Waffen SS français faits prisonniers.

Mais en même temps que "se souvenir", il y a aussi "transmettre". Les "anciens" ont en effet passé le flambeau aux plus jeunes, les ont formés. C’est bien ce dont témoigne la réunion de Nice et à tous les événements évoqués plus haut, le nombre des jeunes dépasse très largement celui des vétérans. Pour ces vétérans, la SS n’était qu’une armée d’idéalistes anticommunistes

Mais former à quoi ? A dépasser le nationalisme français pour développer l’idée d’une conscience raciale commune à l’Europe blanche. A maintenir, dans une atmosphère d’opprobre généralisé, le souvenir du Reich et de sa politique, en "oubliant" bien sûr la Shoah, l’antisémitisme, l’extermination des opposants et des résistants. A entretenir le mythe selon lequel la SS n’était au fond qu’une armée vaillante d’idéalistes anticommunistes, et, pour les volontaires français, de patriotes sincères qui se sont simplement trouvés "du mauvais côté" en 1945.

Lorsque j’avais interrogé en 1995 Henri Fenet, sorte de héros emblématique des SS français, un des derniers défenseurs du bunker de Hitler en 1945, il nous avait confirmé jouer, à travers ses conférences, ce rôle de "passeur" d’idées et de "grand témoin", auprès des militants de mouvements qu’il avait préféré ne pas nommer.

Tout ceci pour dire, à partir de l’insignifiante réunion de Nice, que si la France républicaine célèbre la Résistance, la France collaborationniste continue à honorer ses survivants et ses grands anciens. Dont certains, qui ont également combattu dans la Milice, se réunissent aussi épisodiquement du côté du plateau des Glières, où les miliciens de Darnand donnèrent l’assaut au maquis.

24 mai, 2008

Mémoire juive et mémoire polonaise:mémoires croisées

Mémoire juive et mémoire polonaise:mémoires croisées

Il y eut, la semaine dernière, d'importantes et très émouvantes commémorations à Varsovie et à Cracovie, en présence, dans la capitale polonaise du Président israélien Shim'on Péres. Un récent éditorial du Figaro s'en faisait l'écho, en renseignant sur les timides tentatives de recréer une vie juive dans ce pays d'Europe qui abritait avant 1939 une population juive qui comptait pratiquement 10% de la population générale. A savoir entre trois millions et demi et trois millions neuf cents mille âmes… A la fin de la guerre il n'en restait plus que quelques milliers.

Mais ce n'est pas tout, lorsque de rares survivants s'en revinrent dans leur pays natal, ils furent très mal accueillis. Certains polonais qui s'étaient appropriés les biens des Juifs leur dirent: Mais on nous avait dit que vous étiez tous morts… Le pire était à venir: peu d'années après la libération et la chute du régime hitlérien, il y eut des pogroms, suscités par des forces catholiques rétrogrades qui mirent en circulation des accusations de meurtre rituel auxquelles les paysans polonais, fortement pétris d'antisémitisme, crurent opportunément…

Aujourd'hui, nous espérons avoir définitivement tourné le dos à cette mentalité; certes, il y a toujours cette radio nationaliste et réputée antiosémite qui diffuse des programmes d'un autre âge, mais les parties saines du corps social polonais prendront le dessus.

Je saisis cette opportunité pour évoquer des mémoires d'un génie juif né au XVIIIe siècle en Pologne-Lithuanie, Salomon ben Josué Maîmon (1752-1800). Mémoires que j'ai traduites de l'allemand en 1983 et parues chez Berg International (129 Bd Saint-Michel 75005). Ses souvenris se lisent comme un roman picraresque mais l'auteur a tout de même commenté Maimonide et Kant; ce dernier échangea avec lui quelques correspondances et reconnut que de tous les lecteurs de ses Critiques, «Monsieur Maimon a le mieux compris mon criticisme.»

Espérons que la Pologne rebrillera de mille feux car en s'amputant si bêtement de ses juifs, elle a rejeté la plus géniale partie de sa propre culture.

La justice polonaise enquête sur un joueur pour inscriptions antisémites

La justice polonaise enquête sur un joueur pour inscriptions antisémites


La justice polonaise a ouvert vendredi une enquête contre Arkadiusz Mysona, joueur du LKS Lodz (1re div. polonaise) qui avait arboré un tee-shirt portant des inscriptions antisémites, a annoncé le porte-parole du parquet de Lodz, Krzysztof Kopania.

"Une enquête a été ouverte pour vérifier si deux des paragraphes du code pénal n'ont pas été violés: appel à la haine sur fond ethnique passible d'une peine de deux ans de prison et offense publique d'une nation passible de trois ans de prison", a précisé M. Kopania.

Mysona a déjà été condamné par son club à une amende de 30.000 zlotys (8.670 EUR) et il a été privé des matches de Championnat à partir de mercredi.

Mercredi, Mysona avait expliqué que le tee-shirt avec les inscriptions antisémites lui avait été offert par un supporteur inconnu après une victoire contre un autre club de cette ville, Widzew Lodz.

"Après le match, nous avons distribué nos maillots. Un supporteur m'a offert à son tour un tee-shirt. Je n'ai pas vérifié ce qui était marqué dessus. Un coéquipier a attiré mon attention sur ce qu'il y avait. Quand j'ai vu ce qui était marqué, je l'ai aussitôt enlevé", avait déclaré Mysona en conférence de presse.

Selon Mysona, il a porté le tee-shirt à peine "une vingtaine de secondes, une trentaine au plus".

Mysona avait, à l'occasion, demandé pardon pour cet incident.

"Ce genre de choses ne devrait jamais se produire sur un terrain de football", avait-il souligné.

Lors de ce match du Championnat de Pologne disputé le 11 avril, des banderoles antisémites avait également été déployées dans les tribunes du stade de LKS Lodz, qui a ensuite été fermé pour un mois.

Rendu responsable de cet incident, le club a en outre été condamné à une amende de 50.000 zlotys (14.600 EUR). (AFP)

Un colloque sur le thème Antisémitisme

Un colloque sur le thème Antisémitisme




Sous le Haut Patronage

de

Madame Michèle Blumenthal Maire du 12é arrt.

L’UNION DES CONSEILS DES COMMUNAUTES JUIVES d’Ile de France - U.C.C.J IdF,

Le BUREAU NATIONAL de VIGILANCE Contre l’Antisémitisme

Et le C.C.J Paris Sud-est, Organisent

Un colloque sur le thème :

Antisémitisme

En France et dans le Monde

Les réalités, les risques et les conséquences

Moyens de lutte et de prévention,

Tolérance et Dialogue intercommunautaire

Dans le cadre des valeurs de la République

Dans la salle des fêtes de la Mairie du 12é arrt.

130, av Daumesnil 75012 Paris

Le Dimanche 1erJuin 2008 de 14h à 18h

Entrée libre

Renseignements : 06.77.56.46.33

e.mail : ccjparis11-12@hotmail.fr

Des timbres à l’effigie de Rudolf Hess

Des timbres à l’effigie de Rudolf Hess



En Allemagne, trois mois après que la poste ait mis en place son service de personnalisation des timbres sur Internet, des membres de l’extrême droite ont choisi d’illustrer leurs timbres par des portraits de Rudolf Hess, l’ancien bras droit d’Adolf Hitler. Le système de contrôle du service postal a laissé passer la commande de vingt timbres par mégarde, indique Libération. Le porte-parole de la poste a promis que des mesures adéquates seraient prises pour éviter à l’avenir la répétition de ce type de dysfonctionnement.

Le sauvetage des Juifs d’Albanie

Le sauvetage des Juifs d’Albanie


On le sait, pendant la terrible époque de l’Occupation nazie de l’Europe, des Justes, souvent au péril de leur vie, ont sauvé des Juifs. On parle aussi de villages sauveurs, comme Le Chambon-sur-Lignon ou Le Malzieuville, dans le Gévaudan. L’Institut Yad Vachem a décerné des milliers de « Médailles des Justes » à ces héros de l’ombre. Une page peu connue de ces actions héroïques est celle du sauvetage des Juifs d’Albanie. C’est pour évoquer cette noble attitude qu’une grande conférence « Albanie 1933-1944, Honneur de l’Homme, un exemple pour l’Europe » s’est tenue à la salle Médicis du Sénat, le 27 janvier dernier en présence de S.E. Ylljet Aliçka, ambassadeur d’Albanie à Paris. Un document de synthèse des travaux de cette journée, en trois langues, albanais, français et anglais, abondamment illustré et enrichi de documents rarissimes, vient d’être publié. Si l’on peut regretter la confusion qui y est souvent faite, essentiellement pour des motifs de traduction, entre Juifs, Hébreux, Israélites et Israéliens, on ne peut que se féliciter de la réalisation de ce précieux recueil qui intéressera aussi bien les spécialistes et les chercheurs que les amoureux de ce petit pays sympathique et désormais ouvert au monde et notamment à Israël, qu’est l’Albanie.

Il y a 65 ans la Tunisie était libérée

Il y a 65 ans la Tunisie était libérée


Près de 500 personnes se sont retrouvées le mardi 20 mai à Yad Vashem pour célébrer le 65e anniversaire de la libération de Tunis (qui historiquement a eu lieu de 7 mai 1945).
Yad Vashem, à l’initiative de Claude Sitbon, historien du judaïsme tunisien, célèbre l’évènement depuis trois ans. Cette année avait une dimension supplémentaire car on rééditait « Le Pinkas hakeliloth de Tunisie et de Libye ». Ce livre compare l’histoire de toutes les communautés de ces deux pays. Est-il besoin de rappeler que ce sont les deux seuls pays en Afrique du Nord qui ont subi la présence nazie. Aujourd’hui on sait que ces communautés faisaient partie de « la solution finale ».
Le président de Yad Vashem, Avner Chalev, a insisté sur le fait que les nazis eux-mêmes ne faisaient aucune différence entre ashkénazes et sépharades. Il a insisté sur le fait que Yad Vashem intégrait l’histoire de toutes les communautés qui ont souffert du nazisme.
Le député Sylvan Shalom a souhaité que « cette partie de l’histoire peu connue du public en Israël soit insérée dans les programmes du Ministère de l’Education nationale ».
Enfin, Claude Sitbon a rappelé le courage de Moncef Bey, le souverain de Tunisie qui n’a pas entendu les sirènes du sinistre Mufti de Jérusalem et qui a déclaré à plusieurs reprises ne faire « aucune différence entre ses fils tunisiens qu’ils soient juifs ou musulmans ».
Eric Bellaich avait ouvert la cérémonie avec un émouvant « El Malé Rahanim » sur un air tunisien.

23 mai, 2008

Ukraine: découverte d'un charnier juif

par Shraga Blum


Un paysan ukrainien qui voulait construire une cave dans sa maison, a eu la triste surprise de découvrir une vingtaine de squelettes, dont certains d'enfants. Selon le Rav Shmouel Horovitz, qui est Rabbin de la région de Vinica en Ukraine, "c'est une chose courante chez les paysans ukrainiens que de creuser sous leur maison pour aménager un réservoir à provisions."

Dès qu'il s'est heurté aux ossements, le paysan a averti la Police qui est venue et a pris des échantillons afin qu'ils soient observés à l'Institut Médico-Légal. Après examen, il s'agit de 20 Juifs dont dix enfants, qui auraient été assassinés par balles entre les années 1942 et 1945.

Le Rav Horovitz a contacté le Centre Rabbinique Européen, qui est entre autres chargé de prodiguer les services religieux dans ce genre de situations.

Le Rav Avraham Yaffe Shlesinger, de Genève, qui est aussi Responsable rabbinique au niveau européen de la gestion des cimetières, constate "qu'encore aujourd'hui, soixante ans après la fin de la Shoa, on trouve encore des dépouilles de Juifs exterminés par les nazis. Comme il es quasi impossible de les identifier et de retrouver des membres de leurs familles, notre rôle est de leur offrir un enterrement digne".

Mais le Rav Shlesinger regrette aussi qu'aujourd'hui, l'antisémitisme n'a toujours pas disparu en Europe, et notamment en Ukraine, où des tombes juives, parfois celle d'illustres Sages, sont profanées par des néonazis."

Un négationniste, Georges Theil, autorisé à nier la Shoah et à encenser Hitler...

Un négationniste, Georges Theil, autorisé à nier la Shoah et à encenser Hitler... - Par Gérard Denecker - Amnistia.net

Un tribunal français reconnaît le bien-fondé de la critique d’une mystification, Ph. Karsenty

Un tribunal français reconnaît le bien-fondé de la critique d’une mystification, Ph. Karsenty
Revirement étonnant : une Cour d’appel française a rejeté les accusations de diffamation de France 2, à l’encontre de Philippe Karsenty, dans l’affaire controversée de Mohammed al-Dura.
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21/05/08

Sur le site Pajamas Media

Texte original anglais : "French Court Vindicates Al-Dura Hoax Critic".

Traduction française : Menahem Macina

Aujourd’hui, un tribunal français a estimé que je n’avais pas diffamé France 2 en disant que son reportage de presse était une supercherie mise en scène. J’ai été assigné en diffamation pour avoir refusé de me laisser bourrer le crâne.

Notre victoire d’aujourd’hui est une victoire pour la liberté – la liberté de penser et de dire ce que l’on pense ; la liberté de mettre en doute ce qu’on nous dit ; et la liberté de mettre en doute les déclarations solennelles des autres quand l’individu estime que son raisonnement est correct et que l’Etat et les médias gérés par lui, ainsi que toutes les institutions qu’ils représentent, ont tort.

Le mensonge de l’affaire al-Dura est un attentat contre notre faculté de penser, de critiquer, de juger, et en définitive de rejeter une information – spécialement le droit de rejeter une information sur laquelle nous fondons les présomptions auxquelles nous tenons le plus. L’une des présomptions à laquelle l’Europe tient le plus est qu’Israël est une entité cruelle, de type nazi, qui assassine délibérément des enfants arabes palestiniens. Qui plus est, des sondages effectués en Europe ont considéré qu’Israël constituait la plus grande menace pour la paix du monde, plus grande que l’Iran, la Corée du Nord, le Pakistan et la Syrie. L’imposture al-Dura est l’un des piliers sur lesquels reposent ces présomptions.

Il y a quelque ironie à ce que la personne privée que je suis aie dû faire un cours à l’une des chaînes les plus influentes de France pour démontrer qu’un enfant ne peut pas bouger, lever la tête, regarder la caméra et, malgré tout, être réputé "mort", dix bonnes secondes après que le présentateur nous ait dit : « l’enfant est mort ». Il suffisait de regarder la séquence même de France 2 pour comprendre que la scène était truquée.

Mon seul but était de corriger cette erreur. Mais, pour la presse française, c’était devenu un combat titanesque contre l’esprit critique et la liberté de pensée et d’expression. Pour moi, c’était devenu un combat pour le droit à ne pas se laisser bourrer le crâne par la presse française. Il y a seulement quelques semaines, une chaîne de télévision [Canal +] a produit un documentaire [1] "prouvant" que l’histoire de al-Dura est authentique. Tout d’abord, j’ai été assimilé à un négateur de l’Holocauste ; puis, aux éléments marginaux qui défendent la position, selon laquelle l’attentat du 11 septembre [2001] était un crime commis par des gens de l’intérieur. Moi, ainsi que d’autres qui partagent mon opinion sur cette histoire - dont Richard Landes -, avons été stigmatisés comme des extrémistes et des fanatiques dangereux. Pendant ce temps, les spectateurs observaient l’enfant "mort", exactement comme je l’ai décrit plus haut. Force m’est de conclure qu’en France, c’est l’esprit critique qui est mort ou mourant. Tout citoyen français devrait se plaindre de cette insulte à notre intelligence. En fait, très peu se plaignent, parce que le bourrage de crâne est efficace. Où sont les lettres de colère, adressées à la chaîne contre son absurde documentaire ? Les citoyens de France croient-ils maintenant qu’un enfant "mort" peut bouger ? Ou ont-ils tout simplement oublié comment penser et parvenir à leurs propres conclusions ?

Le droit de penser, de parler, de juger, d’accepter ou de rejeter les conclusions d’autres personnes, est au cœur même de ce que signifie être libre.

Il est temps, maintenant, pour France 2, de reconnaître qu’elle a créé et continue à perpétuer la pire calomnie antisémite de notre époque. Il est de la responsabilité du gouvernement et, en fin de compte, du président français, Nicolas Sarkozy – qui, dans les faits, est le président suprême de la télévision publique française –, de révéler enfin la vérité.

Philippe Karsenty *

© Pajamas Media

*Philippe Karsenty est le fondateur et le président de Media-Ratings, une agence qui observe attentivement les organes de presse français enclins au parti pris anti-américain et anti-israélien.

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Note du traducteur


[1] J’ai transcrit l’intégralité de ce documentaire ; voir "Canal+: Le Bon, la Brute et les Truands, panégyrique d'Enderlin et diabolisation de ses critiques".


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Mis en ligne le 22 mai 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org

Argentine: mandat d'arrêt contre Menem dans l'attentat anti-juif de 1994

Argentine: mandat d'arrêt contre Menem dans l'attentat anti-juif de 1994

AP | 22.05.2008 | 22:01

Un procureur a lancé un mandat d'arrêt jeudi contre l'ancien président argentin Carlos Menem. Il l'accuse d'avoir dissimulé l'implication d'un homme d'affaires syro-argentin dans l'attentat contre le centre communautaire juif AMIA de Buenos Aires, qui avait fait 85 morts et 200 blessés en 1994.

Alberto Nisman soupçonne M. Menem (président de 1989 à 1999), son frère Munir et quatre autres personnes d'avoir tenté d'occulter le rôle que pourrait avoir joué Alberto Jacinto Kanoore Edul dans l'attentat à la bombe.

Le journal argentin "Clarin" avait affirmé en 2005 que le grand-père de M. Kanoore avait émigré avec le père de Carlos Menem d'une même ville de Syrie. AP

Le nazi le plus recherché serait dans le sud du Chili

Le nazi le plus recherché serait dans le sud du Chili

Aribert Heim, le nazi le plus recherché, vivrait dans le sud du Chili, selon le Centre Wiesenthal qui mène actuellement l'opération "Last chance" qui a pour but de découvrir et arrêter les derniers nazis en fuite depuis la fin de la guerre.

Poisons
Aribert Heim qui aurait près de 94 ans s'il est toujours vivant, était un médecin autrichien durant la guerre, affecté dans les camps de Buchenwald et Mauthausen (Autriche). Il est suspecté notamment d'avoir pratiqué de la vivisection sans anesthésie sur des prisonniers. Il s'était spécialisé dans des études comparatives sur des mélanges de poisons qu'il injectait dans le coeur des détenus.

Docteur la mort
Aribet Heim, surnommé "Docteur la mort" aurait tué des centaines de prisonniers. "Nous avons travaillé dur ces trois dernières années et plusieurs pistes nous conduisent vers le sud du Chili où Heim se trouverait", souligne Efrai Zuroff du Centre Wiesenthal.

"Un compte bancaire d'Heim se trouve à Berlin avec 1,2 million d'euros. Ses enfants pourraient réclamer l'argent en déclarant simplement qu'il est mort, ce qu'ils ne font pas. C'est une indication", ajoute-t-il. (afp/7sur7)